Une peur vieille comme le monde

Mis à jour : avr. 30

Notre monde mental se satisfait plus que nous le pensons de l'image rassurante de prédateur suprême, manager du monde vivant, parangon des animaux, etc... A tel point que quand la nature se rappelle à nous, en l'occurence aujourd'hui avec la plus minuscule de ses créatures, l'épouvante nous saisit de la manière la plus irrationnelle qui soit. Il y aurait beaucoup à dire sur les virus mentaux mais tel n'est pas notre objectif, ni notre vocation. Ce que je veux dire, c'est que nous réexpérimentons aujourd'hui quelque chose que nous avions occulté, refoulé culturellement au quotidien depuis quelques temps : la sensation désagréable d'être une proie. Toutes les proies ont-elles un réflexe de fuite, d'évitement ou d'agressivité quand elles sont menacées ? Globalement oui, ce qui nous rapproche donc de leur condition. Toutes ont-elles ce comportement lorsque le prédateur est invisible ? Non. Cela nous ramène à notre condition : celle d'un animal évoluant plus dans une forêt de symboles que dans un monde physique. Philip K. Dick a écrit : " La réalité, c'est ce qui continue d'exister quand on cesse d'y croire." Espérons pour nous, pour nos enfants et pour la vie sur cette planète que nous cesseront très vite d'y croire !

Photo@objectifnature Antoine Baglan

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