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Échouages de mammifères marins : où en sommes-nous en Polynésie ?



La houle ou les tempêtes ne sont jamais responsables de la mort des mammifères marins que nous trouvons échoués sur nos côtes. Elles n’ont pour effet que de rendre cette mortalité visible. Comment, donc, déceler les causes ayant provoquées la mort d'animaux échoués ? Les traces de maladies, de conflits avec la pêche ou de captures accidentelles se détectent généralement suite à une autopsie sérieuse permettant la mise en évidence d'impacts, de fractures, d'amputations antérieures à l’échouage, etc.


D’où l’intérêt d’acquérir des compétences en matière d'examen, de mettre en place un protocole précis et rigoureux tenant compte des risques sanitaires et de fournir une transparence dans les résultats et les documents de synthèse. Cela permet aux élus et à la société civile de mieux connaître et de se mobiliser autour des problèmes rencontrés par les mammifères marins et leur environnement.


Lors des échouages anormaux observés en 2018 sur la côte atlantique métropolitaine, le Réseau National Échouage (RNE) a, par exemple, procédé à des investigations portant sur 134 animaux. 119 (soit environ 90 %) de ces examens ont confirmé la capture accidentelle dans un engin de pêche d'animaux en bonne condition physique dont des femelles gestantes (mort traumatique, absence de lésions pathologiques, etc.). Ces observations et prélèvements sont autant d’informations qui serviront à mieux comprendre les circonstances de leur capture, l’effet de cette mortalité additionnelle sur la population de dauphins communs du golfe de Gascogne (Lire le rapport) et à prendre des décisions en conséquence.


Où en sommes-nous aujourd'hui en Polynésie, où le RNE n’a plus compétence depuis 2016 ?