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PARTAGER, ALERTER, TÉMOIGNER

Nos actions s'articulent autour de trois principes :

 Observer, Comprendre, Partager.

 

Le GEMM fonctionne donc comme un observatoire en soi, permettant de comprendre et d’évaluer les problématiques animales et humaines dans leur habitat naturel et comme un média pour échanger et faire entendre la voix des sans voix.

En Polynésie le GEMM a été le premier à dresser un état des lieux des problèmes rencontrés par les mammifères marins et leurs écosystèmes.

Différents biais peuvent être utilisés pour faire vivre ces principes. La science, mais également l'art, la philosophie, la culture, le voyage, l'information et l'éthique peuvent être, à part ou ensemble, l'objet de nos efforts.

Le GEMM est membre de la Fédération des Associations de Protection de l'Environnement polynésienne, collabore au collectif national Vigie Mer et au Réseau National Échouage français

LE TOURISME ANIMALIER INVASIF

En Polynésie comme ailleurs dans le monde, nous constatons un fort développement des activités

d'observation et d'approche des baleines et des dauphins en milieu naturel. Ces activités surfent le plus souvent sur des mythes et légendes impliquant ces animaux emblématiques pour promouvoir des approches non-raisonnées et mal encadrées qui dérangent et tendent à fragiliser les populations de mammifères marins - principalement la baleine à bosse, le grand dauphin et le dauphin à long bec - en Polynésie, perturbant leur comportement, leur mode de vie et leur environnement.

Depuis 2009, le GEMM effectue un suivi bénévole des dauphins et des baleines impactés par le tourisme dans les archipels des Tuamotu et de la Société. Un suivi scientifique détaillé a été notamment mené de 2009 à 2019 sur les effets du tourisme plongée sur le comportement des grands dauphins de l'atoll de Rangiroa.

 

Dolphin touching à Rangiroa
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LES CONFLITS ENTRE LES HABITANTS DE L'OCÉAN ET L'INDUSTRIE

La raréfaction de la faune marine en Polynésie génère des problèmes de plus en plus aigus entre pêcheurs et mammifères marins dont des comportements de déprédation lors desquels des animaux enlèvent, partiellement ou totalement, des appâts ou des prises sur du matériel de pêche. Les cétacés peuvent alors être victimes de captures accidentelles ou de représailles de la part de pêcheurs excédés. Au niveau mondial, la fausse orque représente les deux tiers des espèces identifiées, tuées ou sérieusement blessées dans les pêcheries, dépassant à certains endroits

les capacités de résilience des populations. Les globicéphales tropicaux ne sont pas en reste, puisqu’un déclin de leurs populations a également été constaté dans les eaux hawaiiennes. Ce

problème est d'autant plus important que les taux de mortalité sont souvent sous-évalués. Les populations de petits cétacés sont également très menacées suivant les techniques de pêche employées (Golfe de Gascogne). Depuis 2012, le GEMM travaille à une meilleure compréhension des problèmes de déprédations côtières et hauturières dans les archipels de la Société, des Tuamotu et des Marquises en partenariat avec le CRIOBE, la DRMM et certains capitaines de navires de pêche polynésiens.

Des problèmes moins connus, comme la  famine, les maladies et les empoisonnements liés à la pollution et au réchauffement climatique, mériteraient également plus d'efforts mais  surtout des moyens que nous n'avons pas.

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