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G.E.M.M. - Groupe d'Étude des Mammifères Marins de Polynésie

ACTUALITÉS

Association

Meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2018 !

30 décembre 2017

Kaoha !

Le Groupe d’Étude des Mammifères Marins de Polynésie vous souhaite une excellente année 2018 !

Nous profitons également de ce post pour joindre un résumé de nos activités en 2017...

2017, une année pleine de mouvements

> Pour la 9ème année consécutive, le Groupe d’Étude des Mammifères Marins a assuré le suivi scientifique de la population de grands dauphins de l’atoll de Rangiroa, avec cette année la finalisation d’une étude de trois ans menée avec l’EPHE et le CRIOBE sur les paramètres démographiques et l’organisation sociale de cette communauté exposée au tourisme plongée. Le GEMM a par ailleurs participé à deux tournages à ce sujet : un grand public, pour « Une Saison à Tahiti », et un court-métrage, « Mer d’Adoption », réalisé en partenariat avec l’IRD et actuellement proposé au World Whale Film Festival qui aura lieu à Hawaii.

> Dans le cadre des problématiques liées au tourisme animalier, nous avons également participé à l’initiative de la World Cetacean Alliance pour la mise en place d’un code global de bonne conduite pour le tourisme avec les cétacés sauvages (Global Guidelines for Wild Cetacean Tourism) et créé le label « GreenDive » pour une approche raisonnée de la faune sauvage en Polynésie.

> Pour la septième année consécutive, nous avons poursuivi notre travail sur les baleines à bosse (recensement et approche non-invasive) et pour la troisième saison consécutive autour de l’île de Makatea, avec cette année un beau meeting de sensibilisation à l’environnement organisé avec l’aide de la municipalité de l’île. Nous en profitons pour remercier Jacky, Sylvanna, Ludwig, Ugo, Grazia, Sophie, Thomas, Maël et tous les participants, volontaires ou involontaires, à ces passionnantes sessions.

> Dans le cadre du « Rés’Océan », le GEMM a contribué à la gestion de plusieurs situations de harcèlement des baleines à bosse en collaboration avec la Gendarmerie Nationale, notamment à Raiatea. Un grand merci à la société Sunsail-Moorings et surtout à Patricia Hubbard, qui a appuyé de ses moyens techniques une intervention de la Gendarmerie locale.

> Pamela, notre biologiste marin, a également été formée à l’intervention sur les échouages et a obtenu une carte verte dans le cadre du Réseau National Échouage coordonné par l’Observatoire Pélagis de La Rochelle. Pour la troisième fois, le GEMM était par ailleurs présent sur une campagne REMMOA (Recensement des Mammifères marins et autre Mégafaune pélagique par Observation Aérienne). La campagne 2017, financée par l’Agence Française pour la Biodiversité et organisée par l’Observatoire Pélagis, a survolé les eaux antillaises et guyanaises. Elle a été menée en collaboration avec plusieurs associations représentatives des trois grands océans.

> Enfin, depuis début novembre, le GEMM est en exploration dans l’est des Tuamotu puis aux Marquises, « dans le sillage des orques » et autres cétacés menacés par la volonté de développement de la pêche industrielle locale et internationale. Merci à Déborah Kimitete de l’association Te kua o te henua enana et à tous ses amis, qui se battent courageusement pour éviter le désastre…

Le GEMM est très reconnaissant envers les personnes qui se sont investies en 2017.

Nous vous donnons rendez-vous en 2018 pour poursuivre nos actions en faveur des cétacés et de la biodiversité marine polynésienne !

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Campagnes & Expéditions

Céta'Biosphère > Exploration 'GEMM, les Marquises'

16 décembre 2017 / Partis de Hao le premier décembre, c’est après 4 jours de mer et plus de 500 milles nautiques parcourus que l’équipe du GEMM aborde les côtes impressionnantes de sa première Marquise, Ua Pou (40 kilomètres de tour de taille pour 1200 mètres d’altitude). L’ouest de Ua Pou et de Nuku Hiva constituent, d’après les observations de la campagne aérienne REMMOA 2011 (Agence Française pour la Biodiversité, Observatoire Pélagis) la zone la plus riche en mammifères marins de Polynésie. Mais ce sont les oiseaux marins qui, par leur variété et leur nombre, accaparent dans un premier temps notre attention que ce soit en mer, occupés à de savantes manœuvres amphibies ou à terre, regroupés sur les gradins de pierre des nombreuses falaises, monolithes et pains de sucre des farouches rivages de Ua Pou. Consommés à travers leurs œufs et leurs poussins par les communautés humaines locales, les vingt-deux espèces d’oiseaux marins des Marquises semblent cependant mieux s’en sortir que les oiseaux terrestres : une seule, le pétrel à poitrine blanche, est classée en danger par l’UICN. Plus faciles d’accès, leurs cousins terrestres sont les victimes directes ou indirectes (chiens, chats, rats, porcs, etc.) de la volonté de colonisation de ces zones fragiles. Au moins dix-huit espèces locales d’oiseaux ont ainsi été définitivement éradiquées aux Marquises depuis le début de la pénétration humaine. Sur les 10 survivantes, six sont actuellement en danger d’extinction, dont deux en phase critique. Malgré une apparente santé, la biodiversité marquisienne apparaît particulièrement impactée et vulnérable à l’érosion générale du sauvage et à la domestication globale du monde. En l’état, on est en droit de se demander pourquoi aucune réserve naturelle de niveau national ou international n’a encore pu voir le jour aux Marquises ?

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Campagnes & Expéditions

En route pour les Marquises : atolls, baleines et menaces écologiques

28 novembre 2017 / Autant le dire tout de suite, nous sommes un peu surpris par le nombre de baleines à bosse que nous avons croisées courant novembre sur notre route dans le centre et l’est de l'archipel des Tuamotu ! Parfois visibles de la fenêtre des salles de classes paumotu, ou flânant sous la quille des rares voiliers au mouillage, couples mères-petits et groupes actifs pénètrent régulièrement dans les passes les plus improbables et séjournent volontiers dans l’espace relativement clos de ces lagons du bout du monde.

Bout du monde qui laisse encore une place de choix à l’Aventure, comme celle de deux kite-surfers français sillonnant, entre deux compétitions internationales, les mêmes plans d’eau que le G.E.M.M., à la recherche de la vague ou de l’accélération parfaite. Tout cela bien sûr à bord d’un 28 pieds cinquantenaire...

Après Makemo, nous effectuons une escale à Raroia, où nous croisons la route d’une autre grande épopée, plus universelle cette fois : celle du radeau Kon-Tiki. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, précipitez-vous sur les récits et le reportage réalisé en 1947 sur cette aventure maritime inégalée, mettant en scène de très petits moyens et le grand courage d'une équipe de scientifiques norvégiens sur les traces des migrations préhistoriques dans le Pacifique sud. Une aventure qui reste à l’origine de bien des vocations.

Enfin, pour finir notre dérive en direction de l’est nous voici à Hao, vestige d’une ancienne base militaire française mais surtout magnifique lagon peuplé d’une multitude de raies manta, coraux géants, poissons « balèzes » et requins débonnaires. Mais comme ailleurs en Polynésie, cet atoll est à la merci des fantasmes de « développement » de quelques-uns, en l’occurrence le projet d’aquaculture industrielle d’une grosse transnationale chinoise. Suite à des décennies de violentes critiques des essais nucléaires français, on aurait pu s’attendre à quelques études d’impact accessibles à la population avant une stérilisation définitive du lagon...

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Écologie

En passant par les Marquises

27 octobre 2017 / Depuis les années 1960, les prises dans le Pacifique sud ont baissé de 60% pour le thon germon, 62% pour le thon jaune, 84% pour le thon obèse ou encore 86% pour le thon rouge du Pacifique avec, comme victimes collatérales, requins, tortues et mammifères marins. La pêche industrielle détruit et n’est rentable qu’à court terme : par tonne de poisson pêché, elle utilise cinq fois plus de subventions gouvernementales, deux à quatre fois plus de carburant et emploie vingt-quatre fois moins de personnes que la pêche artisanale. La pêche industrielle conduit partout dans le monde à l’extinction des espèces animales et à l’appauvrissement de la biodiversité et des populations, car moins il y a de poissons dans les océans et plus les armateurs et les distributeurs s’enrichissent. Depuis 2012, le G.E.M.M. tente sans résultat d’alerter les pouvoirs publics sur les conséquences de la pêche industrielle, notamment sur les mammifères marins. Aujourd’hui, ce sont les populations polynésiennes qui commencent à subir les effets de la surpêche, en perdant leur autonomie alimentaire. Voilà pourquoi le G.E.M.M. soutient les petits pêcheurs et les populations locales des Marquises dans leur refus de voir des bateaux de pêche industrielle opérer dans leurs eaux.

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Campagnes & Expéditions

Céta’Vigie, deuxième session

28 septembre 2017 / Lors de notre seconde session 'Céta'Vigie' de la saison 2017, nous remarquons tout d'abord la présence constante des baleines à bosse, surtout la nuit. Petite année néanmoins pour un mois de septembre à Makatea, avec tout-de-même trois couples mère-baleineau enregistrés mais aussi la rencontre spectaculaire avec un groupe de globicéphales tropicaux en interaction avec quatre baleines au sud de l'île. Notons également l'observation régulière du grand dauphin 'King Louie' et des dauphins à long bec.

Sans oublier le plaisir de rencontres avec de nouveaux amis et fans du G.E.M.M. ainsi qu'une soirée de présentation des atouts touristiques et écologiques de l’île. Pour l'occasion, la dynamique Sylvana, de l’association 'Fatu Fenua no Makatea', est intervenue pour la mise en place d’un rahui (système traditionnel de préservation des ressources) ; Ludwig, de l’association Manu, s'est exprimé pour les oiseaux, l’apiculture et la cueillette des fougères sauvages employées dans l’industrie du cosmétique ; le G.E.M.M., quant à lui, a discuté du développement d’un whale-watching intelligent à Makatea. Salle comble et soirée réussie !

Un regret cependant, celui du déboisage de la friche industrielle organisé par la commune. En arrachant les vestiges à leur cercueil de végétation, de mystère et de poésie, Makatea nous offre le spectacle sans charme d’un tas de ferrailles lépreuses. Un atout en moins pour capter les rares touristes qui parviennent sur l’île après un parcours particulièrement semé d’embûches. À quand la mise en service public de la vedette flambant neuve destinée à désenclaver Makatea et les îles voisines ?

De nombreuses images aériennes ont été collectées grâce au drone de Ugo. Par ailleurs, les 9 participants de cette session exceptionnelle ont vécu un stage de désintoxication numérique salutaire, au bout du monde !

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Tursiops truncatus

 

 

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