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G.E.M.M. - Groupe d'Étude des Mammifères Marins de Polynésie

ACTUALITÉS

Campagnes & Expéditions

Écovolontariat : Tasnime et Saguira à la découverte des grands dauphins

26 juillet 2017 / Saguira et Tasnime, écovolontaires au Groupe d'Étude des Mammifères Marins de Polynésie, nous ont rejoint pendant deux semaines pour notre suivi annuel des grands dauphins de la zone de Tiputa, à Rangiroa. Après une première plongée destinée à tester leur aisance sous-marine, les filles entrent rapidement dans le vif du sujet avec l'observation des dauphins résidents et notamment du jeune Yuki, né à la fin du mois de mars. Leur mission est ponctuée de nombreuses rencontres avec les cétacés, dont une plongée particulièrement mémorable avec 23 dauphins. Les comportements sont intéressants et variés, allant de scènes d'allaitement à des interactions diverses impliquant Rose, Zélie, Lilipany, Muffin le péponocéphale et d'autres membres de la communauté de grands dauphins. Les multiples séquences vidéos collectées ont été analysées, les animaux identifiés et leurs comportements reportées dans les bases de données du G.E.M.M. À la « Cité des Dauphins », Tasnime et Saguira ont également pu s'exercer au repérage, à la photographie et à l'identification des individus surfant et bondissant dans les vagues du mascaret. Quinze jours pour joindre l'utile à l'agréable : merci les filles et à l'année prochaine !

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Association

Soutenance réussie !

13 juillet 2017 / Pamela Carzon, biologiste marin du G.E.M.M., a soutenu son mémoire de diplôme EPHE au Centre d'Écologie Fonctionnelle et Évolutive de Montpellier le 23 juin 2017. Ce travail, effectué sur trois ans, a porté sur les paramètres démographiques et l'organisation sociale de la communauté de grands dauphins fréquentant la zone de Tiputa, au nord de l'atoll de Rangiroa. Le diplôme a été obtenu avec la mention « très bien » et pose des bases de connaissances indispensables pour une meilleure compréhension de l'impact des activités touristiques sur ces individus.

RÉSUMÉ DE L'ÉTUDE

Bien que la présence du grand dauphin commun ait été attestée autour de nombreuses îles océaniques, la plupart des informations disponibles sur Tursiops truncatus ont été recueillies dans le cadre de travaux menés sur des populations continentales côtières. Le site de la passe de Tiputa, situé au nord de l’atoll de Rangiroa dans l’archipel des Tuamotu, offre des conditions d’observation exceptionnelles qui le rendent particulièrement adapté au suivi de l’espèce en milieu insulaire océanique tropical. Des données ont été collectées en 2015-2016 et complétées par des informations acquises dans le cadre d’un travail pluriannuel mené depuis 2009. Ces données ont servi à décrire des paramètres démographiques et l’organisation sociale des grands dauphins de la zone de Tiputa afin de fournir une base descriptive concernant cette espèce, emblématique du tourisme-plongée en Polynésie française.
Les données, recueillies à terre, en plongée sous-marine et depuis une embarcation en surface, font état d’une petite communauté de 32,3 individus, IC95% = [30,5 — 33,0] dont certains membres sont fidèles, depuis plus de 20 ans, à une zone de moins de 2 kilomètres carrés. La passe de Tiputa représente un micro-habitat dédié au surf dont la fréquentation est largement influencée par l’état du courant. Malgré l’existence d’une pression touristique soutenue, l’observation en plongée est un atout majeur du site et permet une description fine des associations et des comportements, dont certains n’ont jamais été enregistrés auparavant chez l’espèce. Les grands dauphins entretiennent des relations privilégiées et stables sur le long-terme et leur organisation sociale se situe à mi-chemin entre celle observée chez les communautés continentales étudiées en milieux tropicaux et certaines populations géographiquement isolées, suggérant l’existence de contraintes écologiques propres au site de Tiputa.

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Écologie

Tourisme ou terrorisme ?

8 juillet 2017 / Pour ceux qui l’ignorent encore, les parcs animaliers ne conservent pas les animaux par amour de la vie sauvage mais dans un but spectaculaire et marchand. Nos « montreurs d'ours » polynésiens, centres de plongée compris, en organisant des spectacles de cirque en plein air qualifiés d’éco-tourisme animalier, ne font pas mieux. Les mêmes causes (désensibilisation, conditionnement, nourrissage, harcèlement, manipulation, dressage et mutilation) participent pourtant bien aux mêmes effets : transformer l’animal en objet de consommation. Sauf que dans le cas de l’animal « sauvage » on ne doit rien, pas même un merci... Une forme de pollution qui menace aujourd’hui les espèces marines les plus emblématiques.

L'équipe du G.E.M.M.


Association

Nouvelle science

« La vieille science envisageait la nature comme des objets, la nouvelle science envisage la nature d'abord comme des relations. » Jeremy Rifkin

29 mai 2017 / Comment l'humanité pourrait-elle avoir pleinement conscience de ses actes, sachant que nous ignorons infiniment plus de choses que nous n’en savons sur le monde qui nous entoure ? Peut-être en ayant la prudence d'admettre que le vivant a déjà testé toutes les issues disponibles du haut de ses 2 milliards d’années sur cette planète. Cette façon de comprendre la biodiversité non plus comme une source de services, mais comme une source de solutions, attire de plus en plus de jeunes chercheurs. Avec eux et en amplifiant son programme scientifique, le G.E.M.M. s'engage plus avant dans la voie d'une science réparatrice.

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Campagnes & Expéditions

Céta'Biosphère 2017, c'est parti !

28 avril 2017 / Revoilà le G.E.M.M. à Rangiroa pour préparer la prochaine campagne CÉTA’BIOSPHÈRE. Un petit bonjour à la tribu des grands dauphins de Tiputa, qui nous gratifient de trois bonnes nouvelles : 2 jeunes de l'année et la dynamique présence de Muffin, royal dans les vagues du mascaret. Mauvaises nouvelles par contre pour les baleines de Makatea. Cinquante ans après la fin de l’extraction des phosphates, certains semblent s’être aperçus que quelques grosses miettes avaient été oubliées. Les mêmes semblent soudain très soucieux d'effacer l'admirable histoire des écosystèmes et des habitants de Makatea qui, seuls et sans aide, ont su guérir les blessures de l'industrialisation et conserver pour nous tous et leurs enfants le patrimoine universel que cette île incarne aujourd’hui. Un révisionisme cynique, guidé par la volonté d'accomplir ce que l'ancienne exploitation n'avait jamais même envisagé : s'attaquer à l'ossature géologique de l'île. Permettrons-nous l'expropriation annoncée des plantes, animaux et humains de Makatea par des gens qui ne conçoivent de civilisation qu'aux commandes d'un bulldozer ?

À bientôt !

L'équipe du G.E.M.M.


Tursiops truncatus

 

 

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